Rencontre avec Massinissa

Massinissa est un interprète de la musique chaouie qui active presque seul sur la scène locale. Mieux encore, il a révolutionné le genre. « J’aime bien chanter. La musique chaouie est venue vers moi et non l’inverse. Ce style me permet de m’épanouir, de m’extérioriser », a-t-il indiqué.

Sa musique s’appuie sur des sonorités musicales traditionnelles. Ce qui fait le succès de cet artiste, c’est son interprétation. Cette combinaison de dévouement et de talent a conduit Massinissa au succès.

Tamanrasset a abrité une rencontre sur la musique et la chanson amazighs. Qu’en pensez-vous, surtout que vous prenez part à cet événement pour la troisième année consécutive ?

Je dois reconnaître que ce festival est un réel succès pour cette ville qui a pu, en dépit des contraintes, réunir autant d’artistes assoiffés de rencontres de qualité dans un même espace. C’est un festival où les artistes peuvent se rencontrer et tisser des liens pour le bien de la culture algérienne. Je dois mettre également en exergue l’organisation exemplaire de cette manifestation d’envergure de la jeunesse algérienne qui a su relever le défi en contribuant au succès de cet évènement.

Quel est l’état de la musique algérienne ?

La musique algérienne représente une puissance pour transmettre des messages forts au monde.

Vos sources d’inspiration sont-elles puisées de l’Algérie profonde ?

Indubitablement. Mais je dois dire que nous nous sommes beaucoup inspirés, dans nos chansons, de notre culture, celle de notre pays. En même temps, notre musique épouse harmonieusement toutes les cultures du monde.

Vos musiciens sont-ils vos compagnons de toujours ?

Oui, pour la plupart. Ce ne sont pas seulement des musiciens, mais de vrais amis de longue date. Nous avons tissé des liens très forts.

Entretien réalisé par Samira Sidhoum


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