Abdelkader Toumi

ABDELKADER TOUMI au centre

A la faveur du bon vouloir des associations musicales qui s'attellent à organiser des hommages aux maîtres de l'art lyrique national, Blida est en train de sortir timidement de sa léthargie culturelle dans laquelle elle a végété des années durant.

En effet, après l'hommage rendu à Cheikh Mohamed Semmad par Riadh El-Andalous, c'était au tour de l'association Nedjma de Blida de consacrer, cette fois-ci, une soirée musicale en honneur à Cheikh Abdelkader Toumi, le grand maître du Malouf constantinois. Afin de mieux faire connaître le maître au public blidéen, les organisateurs ont jugé utile de faire appel à des musiciens et chanteurs de la ville des Ponts suspendus dont quelques-uns ont été ses élèves. Et c'est l'association Nedjm Kotba de Constantine, sous la houlette du prestigieux Hamoudi Ben Hamoud, qui aura l'honneur de le représenter dans la ville des Roses. L'association Nedjma de Blida, quant à elle, chantera une nouba dans le mode maya que succédera le jeune Ryadh qui interprétera une série de Houaza.

Notons qu'Abdelkader Toumi, qui est né à Constantine le 18 novembre 1906, a, après avoir appris le Coran alors qu'il n'avait que 13 ans, intégré le monde musical sous la direction du grand maître du Malouf, Sid Ahmed Banstandji. Mais ayant perdu ses parents très jeunes, Abdelkader Toumi connaîtra une vie difficile qui l'obligera, pour subvenir à ses besoins, à entrer dans le monde du travail alors qu'il était encore enfant. Il apprendra à cet effet le métier de cordonnier. Son attachement à la religion et son amour pour la musique Malouf lui vaudra son adhésion, grâce à l'amabilité de maître Si Hsouna Ali-Khodja, à la Médersa Tarbya oua taâlim. En 1925, il entreprendra l'apprentissage du genre musical Medh en s'inscrivant à la confrérie Hansala que dirigeait Si Ahmed Bastandji pour lequel il deviendra 5 ans plus tard son instrumentiste avec Omar Chakleb et Tahar Benkartoussa. Abdelkader Toumi ne va pas sans élargir ses connaissances théologiques en côtoyant les membres de Djamyat El Oulama et plus particulièrement cheikh Abdelhamid Benbadis, celui-là même qui va le recruter plus tard à la mosquée de Sidi Lakhdar en qualité de quayem.

Il deviendra ensuite, durant cinq années consécutives, l'Imam chargé de diriger la prière du taraouih.

Vers les années 1950 et eu égard à sa virtuosité dans le jeu du violon et de la mandoline, Abdelkader Toumi sera très sollicité par les chanteurs de l'époque tels Mohamed Tahar Fergani, Raymond Leyris et Alexandre Nekkache pour ne citer que ceux-là. Toutefois, il n'hésitera pas à chanter dans certaines occasions et le public découvrira sa belle voix. Sa renommée grandissante, la radio fera appel à lui pour donner des concerts à raison d'une fols par semaine.

Mais Abdelkader Toumi nourrissait toujours l'idée de la transmission du patrimoine, et pour la cause il ouvrit une école de musique dans un taudis qu'il transforma en conservatoire musical. Le voyant à l'oeuvre, le lycée Hibi-Mekki de Constantine lui ouvrit les portes où il y décrochera le poste de professeur de musique. En 1980, il présidera aux destinées de l'association Mouhibine El-Fen. Etant actuellement le doyen des maîtres du Malouf, il continue, à l'âge de 98 ans, de prodiguer des conseils à la nouvelle génération de musiciens pour que l'art musical andalou ne sombre pas dans l'oubli.

Belarbi
Le Soir d’Algérie vendredi 21 - samedi 22 mai 2004

www.constantine-hier-aujourdhui.fr

POUVOIR ASSASSIN du chanteur Oul Lahlou


L’animosité et le mépris avec lesquels ont été traités les sanglants évènements de Kabylie ne pouvaient produire mieux que la radicalisation des positions et du verbe dans la chanson.

A la désinformation, au mensonge des uns et la manifestation de tout acabit des autres, un chanteur, armé d'une poésie des plus enragées et la limite de la subversion (il en faut parfois !) oppose une cassette rebelle tout ordre. Incendiaire ! Le chanteur c'est Oul Lahlou, sa cassette se vend comme des petits-pains. Elle est actuellement rare sur le marché, selon un disquaire ayant pignon sur rue à Tizi Ouzou. C'est le 4e album que Oul Lahlou a produit jusqu’à présent. Ce chanteur la dégaine anarchiste a déjà signé une cassette en 2000 qui aurait pu le sortir de l'anonymat, eu égard a son contenu déjà très contestataire, mais il a fallu attendre 2001 et les sanglantes émeutes du Printemps noir pour le voir commettre un des opus les plus terribles de la chanson kabyle. De la dynamite verbale en somme.

Chansons kabyles du XIXe siecle

Toujours de Smaïl Azikkiou, cette longue chanson de 21 strophes, composée pour perpétuer la mémoire et glorifier Mohammed ou Qassi, dont la famille a joué un rôle important durant l'insurrection de 1871 et qui a été déporté en Nouvelle-Calédonie puis gracié en 1879. Il revient au pays natal où il mourut :

Vous qui savez apprécier, écoutez-moi
Vous qui avez étudié Essouci
Et qui comprenez exactement
Mohammed Amoqran, de la famille Qassi
C'était l'or qu'on sème précieusement
L'argent d'une broche plaquée d'indigo
Il engagea le combat à partir d'Aïn-Fassi
C'est là qu'il fit avancer sa troupe
Et la mêlée s'étendit jusqu'à Boudouaou

Essouci, auteur d'un ouvrage d'Astronomie El Maqna vivait au XIe siècle sous le nom de Mohammed Ben Saïd Ben Mohammed Ben Yahia. Une autre chanson a été élaborée pour honorer Ali ou Qassi. Un autre héros, probablement de la même famille que Mohammed Amoqran, ce dont on est certain, c'est que lui aussi a connu la déportation en Nouvelle-Calédonie. Il revient au pays natal après avoir été gracié en 1893.

La nouvelle me parvient un jour
Allez maintenant, ô femmes, pleurez !
Plus abondamment que la vigne
Son départ fut pour tous un deuil
Tu peux le pleurer, toi sa mère !
Et vous, chevaux sur lesquelles
On voyait flotter son manteau

Racontez aux prisonniers
Qu'ils sont bannis du pays
Le voyage de Cayenne est terrible

Dans une chanson de 18 strophes, au titre bien choisi Le Châtiment, Smaïl Azikkiou par de la répression aveugle qui s'est exercée sur la population de l'époque, on assistait à des exécutions arbitraires, aux destructions de maisons, aux déportations, s'est incendié à la fermeture de zaouias. Pour ceux qui ne le connaissant pas, les zaouias étaient des écoles répandues dans toutes les régions d'Algérie. On nous renvoie l'ouvrage Affrontements culturels dans l'Algérie coloniale d'Yvon Turin qui a donné une situation géographique de chacune d'elles. Il fallu beaucoup de temps pour compter ces zaouias tant elles étaient nombreuses, on y enseignait, en plus du Coran, toutes les disciplines en langue arabe; le poète Si Mohand ou M'hand a reçu sa formation dans l'une d'elle :

1 - 1871 est l'année maudite où commencèrent les procès, elle est la source de nos maux.
2 - A partir de Beni Aïssi jusqu'à Ben Dris, on voit des choses bien étranges.
3 - On nous a supprimé les cours dans les zaouias. La lumière de la science s'y est éteinte ; il n'y a plus de lecteurs ni d'étudiants.
4 - Il a détruit nos maisons de refuge, les Moqrani, les Ouled Aïssi et Ben Ali Cherif, par Dieu, furent bien éprouvés.

L'inexistence totale de médias, il a su par la magie du verbe, se faire le porte-parole de sa génération et le peintre des états d'âme, il est largement représentatif des poètes de circonstance et engagé.

Y. M.
Le Soir d’Algérie jeudi 15 mars 2001

alger-roi.fr - la poésie kabyle


Mohamed Bahar, virtuose de la kouitra


Après 1962, il rejoint l'orchestre de la Radio et télévision algérienne avec Mustapha Skandrani son ami.

Il y a un peu plus d'une année, le 10 novembre 2000, disparaissait le maître de la kouitra, Mohamed Bahar. L'Etablissement Arts et culture de la wilaya d'Alger, en collaboration avec l'Association musicale Essendoussia organise, ce jeudi (28 février 2002) à la salle Ibn-Khaldoun, un hommage à ce grand musicien.

Mohamed Bahar est né le 25 février 1920 à La Casbah d'Alger. Très tôt, il commença à s'intéresser à la musique andalouse, précisément l'école Sanaâ d'Alger, en voyant à l'oeuvre les musiciens qui fréquentaient la boutique de son oncle Hadj Allel. Ainsi, il apprend à jouer du violon, de la mandoline et de la kouitra sur un instrument qui appartenait à son oncle justement.

Entretien avec le chef d'orchestre Nachid Bradai

Passionné par la musique, Nachid Bradai se donnera durant toute sa vie à ce domaine qui lui apportera, comme toute chose d'ailleurs, beaucoup de joie et de peine également.

Grand musicien et chef d'orchestre au TNA puis à la radio, il se spécialise dans la recherche rythmique et mélodique du patrimoine musical classique algérien. Avec une écoute traditionnelle acquise dans son milieu familial et une formation très poussée en musique symphonique, il réalise quelques trouvailles qui font, aujourd'hui, son bonheur. Retraité, présentement, il continue à oeuvrer inlassablement en battant des mesures, lesquelles lui révèlent tous leurs secrets.

Dès l'âge de 7 ans, Nachid Bradai est élève de l'Ecole des Beaux-Arts, puis au Conservatoire d'Alger. Il quitte les bancs de l'école pour se consacrer uniquement au Conservatoire : la formation théorique d'abord, pratique ensuite.

Chaou Abdelkader




Abderrahmane Aziz عبد الرحمان عزيز


Abderrahmane Aziz de son vrai nom Ait Abderrahmane, est un chanteur algérien originaire du village qui a également enfanté le grand chanteur Abdelkader Meksa.

Mira un village de la commune de Timizart région d'Ait Djennad, même région d'origine de Hadj El Anka, hnifa, kamel Messaoudi et Mohand Iguerbouchène.

Il est né 5 juillet 1920 à la Casbah (Alger), et il est décédé le 6 février 1992 à l'hôpital Mustapha Alger et enterré à Blida.

fr.wikipedia.org - Abderrahmane Aziz

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