Le groupe DZair


Le groupe D'Zaïr, qui est une formation de rock algérien alliant l'esprit rock soft à des paroles en arabe dialectal, consacre sa jeune et prometteuse carrière musicale par la sortie d'un premier album, Sarafi, aux éditions Gamma.

C'est un produit témoignant de son travail et de sa persévérance, de ses convictions et de son ambition. Sept titres y sont compilés : Djurdjura, Uthim, Nadem, Count N'roufi, El Mal Youelinar, Fatou Lyem, Sarafi. Cette dernière chanson est dédiée à toutes les Sarah du monde. Il s'agit là, selon Hakim le parolier, d'une symbolique, d'un prénom qui, utilisé par les musulmans, les chrétiens et les juifs, renvoie à l'amour et à la tolérance ; c'est un appel à la fraternité et à l'indulgence. Ces sept ballades offrent à l'ouïe des sons affectueux et quiets mais aussi, par moments, des sons animés, expressifs.

Portrait melomane de Rahal Zoubir


Il a défendu avec acharnement la chanson algérienne avant d'aller proposer ses mains de garçon de service dans un restaurant à Frankfurt en Allemagne et ensuite en France pour « tenter sa chance ».

Le retour au pays, après des années de galère, est aussi douloureux que le départ, et pourtant Rahal Zoubir persiste à croire qu'il est possible de redresser la barre. Le violoniste hors pair reprend de la vigueur malgré les aléas de la vie. Son existence est un défi perpétuel. Son exil forcé s'est fait sur un coup de tête. L'émérite compositeur n'avait plus sur qui compter dans cette « radio oranaise qui avait fini par mettre le vide autour d'elle ». Le talent ne pouvait coexister avec la médiocrité ambiante. Blaoui El Houari avait déjà quitté les lieux et Siam El Hadj n'est plus là pour entretenir l'espoir. Ahmed Wahby est résident de la marge dans cette ville devenue subitement orpheline de ses repères, et le célèbre orchestre oranais n'est plus que l'ombre de lui-même.

Souad Massi, portrait d'une rebelle semeuse d'espoir


Souad Massi est née à Alger le 23 août 1972, dans une famille d'artistes. Passionnée par la musique et dotée d'une jolie voix, elle suit des études de musique classique arabo-andalouse, de solfège et de musique classique universelle. Durant les évènements d'octobre 1988, Souad a 16 ans. L'Algérie entame alors un tournant décisif de son histoire. Le pays s'ouvre et les Algériens découvrent la démocratie.

En revanche, la montée de l'islamisme, les magouilles politiques ainsi que la survivance du conservatisme, menacent les libertés individuelles et maintiennent la femme dans un statut d'éternelle mineure. C'est dans ce contexte houleux, à l'âge de 17 ans, que Souad, seule avec sa guitare, commence à arpenter les scènes. En parallèle, elle joue dans un groupe de flamenco. Les Trianas d'Alger, avec lequel elle essuie un échec cuisant. Mais son frère l'encourage à reprendre la guitare.

Idir - Avava inouva




Enrico Macias, j'arrive comme promis


Contacté hier, à partir de Paris, Enrico Macias n'hésitera pas à nous accorder cet entretien et à exprimer son point de vue sur ceux qui sont hostiles à sa venue en Algérie. Bien que blessé par certains propos, l'artiste se dit prêt pour le rendez-vous au 16 mars. Suivons-le.

Reportage Rap Algerien Sofiane de Hamma et Darkman de Intik




Faiza, l'espoir

Faïza, une jeune fille de 18 ans, frêle, timide, n'ose même pas parler de sa toute première K7, un baptême du feu, qu'elle vient de sortir sur le marché national.

Elle appréhende le jugement des autres et ne lâche les mots que par parcimonie.

Mais son mini-album, recelant six titres, parle « de lui-même » et d'elle.

Cette fille au minois réservé vient d'arrêter ses études pour des raisons personnelles et s'investit entièrement dans la musique qu'elle a dans la peau. D'ailleurs, elle le déclare franchement dans sa chanson Je veux chanter : « J'ai décidé de chanter / Personne ne pourra m'arrêter / C'est mon bonheur, ma joie, c'est ma vie ... » Elle a débuté dans le hip-hop et le rap, en tant que chanteuse d'un groupe, mais elle voulait changer de registre. « Je voulais changer complètement de style et interpréter ce que j'aime vraiment, le genre assimi, berouali, hawzi et surtout le sentimental. J'ai hésité à maintes reprises. Et puis, j'ai franchi le pas en me lançant dans la chanson », explique-t-elle. Et par-là même, elle prendra comme nom d'artiste Faïza Djazaïria.
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