Bellemou Messaoud

Messaoud Bellemou (en arabe : مسعود بلمو), (né en 1947 à Aïn Témouchent) est un musicien algérien, qui a grandement influencé le raï moderne à ses prémisses.

Il est souvent surnommé à ce titre comme le « père du raï moderne » d'abord comme trompettiste jouant par la suite d'autres instrument comme le saxophone, le violon et l'accordéon.

Il est celui qui a fait la jonction entre l'ancestral guesba (la flûte) et la trompette modernisant ainsi le Raï traditionnel.

Rencontre avec Enrico Macias (Marseille)




Mohamed El Badji

Désormais, l'oiseau ne chantera plus, non plus jamais sur cette terre. Il est allé rejoindre les siens, dans un monde meilleur. " Ô bel oiseau, avec tes ailes jaunes, tes joues rouges et tes yeux noirs, cela fait long temps, même très long temps que tu es triste dans ta cage ... On ne sait l'origine de ton si beau chant ... " Aujourd'hui, la cage s'est ouverte, l'oiseau s'est envolé et Mohamed El-Badji avec.

Cette année, un 28 juin, un matin, à l'heure où les rossignols chantaient, El-Badji s'est envolé tout doucement, à l'âge de 70 ans. El-Badji c'est El Maqnin Ezzine, mais aussi Ya El-Khatem, Ya Bahr El-Toufane et beaucoup d'autres chansons phare de la musique chaâbi, musique ancienne et du moment. Toutes ces compositions n'ont eu qu'un seul maître d'orchestre qui n'est autre qu'EI-Badji. Il a tout chanté : la femme, la révolution, le pays ; des histoires instructives ses chansons ne racontent que cela.

En fait, qui n'a jamais fredonné spontanément l'air de Merioma, la femme tant aimé dans son quartier, ou encore Bahr El-Toufane si profond, El-Khatem, la bague, ou plutôt une alliance qui cherche sa propriétaire. El-Badji parle de tout cela sans tabou et avec beaucoup de respect, ce qui a permis à la chanson chaâbi de pénétrer aisément dans les foyers algériens. Hier comme aujourd'hui, les chansons et les airs du maître El-Badji ont bercé notre enfance, notre adolescence et nous guideront sûrement dans notre vie future. Plus connu sous le sobriquet de " Khouya El-Baz ", Mohamed El-Badji dont les oncles sont de Béni Ouartilène et les parents d'EI-Eulma est né le 13 mai 1933 à Belcourt à Alger. Il a écrit et composé pour les plus grands noms de la chanson chaâbi, entre autres, Amar Zahi, Aziouz Raïs, Rédha Doumaz et des dizaines d'autres figures emblématiques de la chanson chaâbi. Cet artiste phare de la chanson algérienne a, dès son adolescence, participé, à sa manière, à la libération de notre pays. Il a, à l'instar de millier de combattants, goûté à l'amertume des prisons coloniales, plus précisément à Serkadji où il a été emprisonné durant la guerre de Libération nationale.

Entretien avec Chaba Habiba (2003)

" En Algérie, la femme se fait valoir par sa vertu et aussi par son nom et son habit. Mais, elle a réussi à s'imposer par sa compétence et ses principes. "

Liberté : Parlez-nous de vos débuts dans la chanson.

Je n'avais que 14 ans lorsque j'ai commencé à côtoyer le groupe des meddahates que j'accompagnais dans les fêtes. Mes ambitions juvéniles étaient partagées entre les études et la chanson.

Douguih douguih est le titre de votre première cassette ...

Effectivement, en 1990, après avoir fini mes études supérieures dans les arts dramatiques à Mostaganem et décroché un poste en qualité de cadre à la DJS de Tiaret, j'ai pu enregistrer cette bande chez l'édition Rabaï de Chlef. Après quoi, je produisais une K7 par an jusqu'en 2000.

Le Quartet de Jazz Ari Roland en Tournee en Algerie

L'ambassade des Etats-Unis annonce la tournée du Quartet de Jazz Ari Roland en Algérie du 19 au 24 Mai. Le quartet animera des ateliers avec des étudiants en musique et se produira à Setif, Bejaia et Alger.

Les prestations suivantes du Quartet Ari Roland seront gratuites et ouvertes au public :
• Samedi, 19 Mai, à 18h à la Maison de la Culture Houari Boumedienne de Setif
• Dimanche, 20 Mai, à 18h30 au Théâtre Régional de Bejaia
• Mardi, 22 Mai, à 19h au Centre Commercial et Loisirs de Bab Ezzouar à Alger
• Mercredi, 23 Mai, à 19h au Palais de la Culture d'Alger
Le Quartet Ari Roland, de New York City, est inspiré par de grands Maitres du Jazz à l'instar de Louis Armstrong, Duke Ellington, ou encore Dizzy Gillespie. Le Quartet interprétera des standards de l'âge d'or du Jazz (1930 - 1950), ainsi que des compositions originales encensées par la critique à travers le monde. En plus de prestations à New York et un programme bien rempli, le Quartet gère des programs de jazz internationaux qui font se rencontrer des musiciens de la planète entière pour jouer ensemble.

Chaou Abdelkader - Interview (Montreal)




Entretien avec Hamid Baroudi (1998)

Le fouineur de sonorités ethniques, le multiculturel, Hamid Baroudi vient en Algérie avec son dernier produit : un album de 10 chansons enregistrées et documentées un peu partout dans le monde : San Francisco, Berlin, Londres, Paris, Barcelone, Tokyo, Le Caire, Casablanca, Bombay et Djanet. Intitulé « Five », le maître de l'ethno pop trouve un genre à musique qu'il appellera désormais l'ethno and global pop, cinq albums avec le groupe Dissidenten et deux en solo. Hamid Baroudi a parcouru un long chemin pour trouver aujourd'hui son aura parmi des stars internationales. Grâce à ses perpétuelles recherches des mystères de la musique, il peut se vanter aujourd'hui d'être le propulseur de la world music. Le Tiarti veut tendre la perche à la culture algérienne à travers sa boîte d'édition « Hoggar music », un abri pour les jeunes talents. Pour démentir toutes les rumeurs alarmantes sur la situation sécuritaire dans la capitale, Hamid Baroudi tourne un clip à la Casbah, un autre objet de sa visite.

Le Matin : C'est votre premier entretien avec le journal Le Matin ? »

Hamid Baroudi : Oui, je crois que c'est le premier.

Vous lisez beaucoup la presse algérienne qui vous inspire pour vos textes de chansons ; est-ce vrai ?

C'est exact tout comme John Lennon dans sa célèbre chanson « A day in the life ». D'autant plus que j'ai constaté qu'il y a une amélioration du point de vue expression. Il y a une certaine liberté dans les propos ; certes, on ne peut parler pour l'instant de démocratie totale, cela dépend toujours de certains facteurs comme ailleurs, mais c'est quand même exemplaire. Je prends le cas du président élu légitimement par le peuple qui décide de démissionner ; je crois que cela veut tout dire. Donner une leçon de démocratie aux plus malins.

Mustapha Skandrani

Mustapha Skandrani, l'un des piliers de la musique andalouse et populaire algérienne né le 17 novembre 1920 à la casbah (Alger).Très populaire compositeur et pianiste qui avait entamé à " Nadi Et-Taraqi " avec comme enseignants Mohamed Benteffahi et les frères Mohamed et Abderrezak Fakhardji. Skandrani jouait plusieurs instruments entre autres le violon, la kouitra, la mandoline et le piano, un instrument qui l'accompagnera toute sa vie après avoir réussi à l'introduire comme élément de base dans l'orchestre chaâbi et andalou. Il a par la suite remplacé El-Anka comme chef de l'orchestre populaire et se consacre en même temps à l'enseignement de son art auprès du Conservatoire d'Alger. Mustapha Skandrani nous a quité à l’âge de 85 ans en Octobre 2005.

Clôture du 3ieme edition du Festival de la Chanson Mzab




Entretien avec Boudjemaa El Ankis (1998)

Le dernier cheikh revient peu à peu au châabi après avoir présidé le jury du Festival amateur du châabi.

Malgré ses 72 ans, Boudjemaâ El Ankis reste fidèle à ses principes et demeure l'un des meilleurs chantres de la musique populaire algérienne.

A propos de son absence de la scène artistique, de ses projets et de son éventuelle nomination à la tête de l'Institut de la musique châabie, l'artiste nous confie.

Lors de votre apparition au dernier Festival amateur de la chanson chaâbie, vous sembliez très affaibli; comment vous portez-vous aujourd'hui ?

Grâce à Dieu, je me porte très bien, merci. Cela est dû au fait que je sois resté sept ans loin de la scène, ce qui a amoindri mes capacités à produire.

Vous n'êtes pas sanr savoir qu'un chanteur est comme un sportif, il doit répéter régulièrement pour garder la forme artistique.

A quoi est dû, justement, votre éloignement de la scène artistique ?

Il faut savoir que l'artiste est plus sensible que la femme. Je parle d'un vrai artiste parce qu'il y en a beaucoup qui prétendent être des artistes alors qu'en réalité, ils ne le sont pas. Personnellement, ce qui m'a éloigné de la scène, c'est le fait de voir les gens se faire massacrer et se faire égorger. Je n'avais pas l'envie ni le courage ou le coeur de chanter.

Zaho


Zaho, de son vrai nom Zahera Darabid, est une chanteuse de R&B algérienne. Après avoir sorti Hey Papi quelques années auparavant, le succès de son single C'est Chelou en 2008 lui a permis de gagner une notoriété grandissante.



fr.wikipedia.org - Zaho

Ahellil - Chant polyphonique du Gourara


L'Ahellil est un genre poétique et musical emblématique des Zénètes du Gourara. Cette région du sud-ouest algérien compte une centaine d'oasis peuplées d'un peu plus de cinquante mille habitants d'origine berbère, arabe et soudanaise. L'Ahellil, plus précisément localisé dans la zone berbérophone du Gourara, est régulièrement exécuté lors de fêtes religieuses ou de pèlerinages, mais également à l'occasion de réjouissances profanes tels les mariages ou les foires locales. Étroitement lié au mode de vie des Zénètes, dont l'essentiel des activités est associé à l'agriculture oasienne, l'Ahellil symbolise la cohésion du groupe dans un environnement difficile et véhicule les valeurs et l'histoire des Zénètes dans une langue aujourd'hui menacée de disparition.



fr.wikipedia.org - Gourara

Pour l'amour de la Nouba (Entretien avec Sid Ahmed Serri)


A la suite de tant et tant de maîtres prestigieux de la musique algéro-andalouse, et dont il a longtemps côtoyé quelques-uns - certains avaient même été ses amis (par exemple, Mahieddine Bachetarzi, Mohammed et, principalement, Abderrazak Fakhardji) —, Sid Ahmed Serri est, à 77 ans, l'un des maîtres de cet « art des Muses » dont les lettres de noblesse sont inscrites dans le patrimoine musical algérien et l'universalité tient à son caractère original et à son inspiration élevée. Actuellement, Sid Ahmed Serri est impérialement l'interprète incomparable et ainsi le serviteur absolu de ce genre musical et tout particulièrement de « l'andalou algérois » ; — et cela à divers titres : par sa brillante carrière d'artiste commencée très jeune, par son dévouement à faire apprendre cette musique à plusieurs jeunes générations, par ses activités au sein des associations et des sociétés musicales et culturelles, par ses écrits dans la presse nationale pour la « défense et illustration » de cet art et de ses artistes, et surtout par ses superbes prestations dans différents concerts de prestige à l'étranger. Enfin, poursuivant sa vocation de transmetteur, Serri devient même un transcripteur avisé en publiant un indispensable ouvrage Chants Andalous, un recueil des poèmes et des Azdjâl de la musique eç-Çan'a (الصنعة), accompagné d'un Cd-rom, (Lire L'Expression du mercredi 15 janvier 2003).

Musiques d'Algerie par Rachid Aous, Mohammed Habib Samrakandi


L'étude commence par une rétrospective rapide mais critique des principales questions posées jusque-là sur le patrimoine musical de la çan'a. Un classement entre idées anciennes, sans en atténuer le mérite, et recherches récentes entamées depuis les indépendances du Maghreb, s'avère nécessaire. D'un côté, il permet de faire la part des différences de point de vue entre l'approche des orientalistes et celles des « nationaux », d'un autre, il signale, en dépit des ruptures quant à l'objet d'étude, l'existence d'une certaine continuité qui tient à la primauté implicite ou explicite du regard diachronique.



Takfarinas - le coeur a parle - Interview


Interview avec Takfarinas du 6 mai 2012






Tresors de scopitones arabes, kabyles, berberes



Dans " Trésors de scopitones arabes ... ", on retrouve le barde en exil, Slimane Azem, le glam-rock berbère des Abranis, les chansons ciselées de Kamel Hamadi pour sa femme Noura et les tubes indémodables de Idir. Au folklore des bars de Barbès mené par l’éblouissant Salah Sadaoui, répond celui de Jerrari, son rival comique tunisien. Le chanteur de charme marocain Doukkali et l’audacieux Mazouni sont accompagnés de danseuses orientales vaporeuses ou de filles en mini-jupes. Vigon le Marocain et les Golden Hands algériens jouent la carte Rhythm and Blues et pop électrique sur une chorégraphie à la Dick Sanders à faire pâlir James Brown.

Mazouni le Don Juan au sourire ravageur séduit les femmes en les poursuivant de ses assiduités jusque dans les allées des banlieues pavillonnaires. La star égyptienne Abdel Halim Hafez nous éblouit et la belle libanaise, Sabbah, entonne le célébrissime "Allo Allo Beyrouth" sur des images de la ville datant de 1967 avant les bombardements qui la défigurèrent. Il y a aussi Driassa, star algérienne incontestée ...

Trésors de scopitones arabes, kabyles, berbères
Un film de Anaïs Prosaic, Michèle Collery
1999 - France - 52 minutes - Vidéo & film 16 mm

Malika Domrane di Montréal - Acewiq




Baaziz - Mazal wa9fine (nouveau clip 2012) بعزيز مزال واقفين ٢٠١٢




El Zahouania El Hakania ...

Elle a commencé à chanter, dès son jeune âge, dans les fêtes familiales à Oran et ses environs. Quand le marché de la cassette a vu le jour en Algérie, elle a fait des enregistrements dans des studios à Oran. Les pistes étaient, tout comme le matériel d'enregistrement, limitées par rapport à ceux de maintenant. A cette époque, seuls quelques « cheb » commençaient à émerger comme Khaled, Cheb Hamid, Cheb Houari Benchenet,Cheba Fadéla ..., suivis plus tard de Cheb Abdelhak, Cheb Zahouani, Mami.

En ce temps-là, vu qu'elle ne mettait pas sa photo sur la jaquette, n'importe quelle chanteuse pouvait se faire passer pour Cheba Zahouania. Cela a forcé la vraie Cheba à annoncer sur la cassette, en introduction, son nom avec la fameuse phrase « raimen » qui revient sur chaque cassette : « Edition ... présente Cheba ... Zahouania El-Hakania ... la vraie.»

La première interview qu'elle a accordée dans sa vie fut pour moi, en 1991. Je lui ai alors posé la question suivante : Pourquoi ne mets-tu pas ta photo sur les jaquettes de tes cassettes ? Elle m'avait répondu : « Je sais que les gens ne gardent que les cassettes et jettent les jaquettes. Je ne veux pas que ma photo soit parmi les ordures ou que des gens marchent dessus. »

Avec le temps, Zahouania a travaillé son look et se laisse photographier avec plaisir. Elle était là quand la terre a tremblé. Elle était là aussi lors du méga-concert de solidarité avec les sinistrés à l'esplanade de Riad El Feth. La veille, elle était à Paris. Elle venait de rentrer sur Alger par avion. Elle a entamé son tour de chant à lh 20 avec Etayara Daret'ha Biya (L'avion m'a eue). Elle a enflammé le public qui chantait avec elle et réagissait à chacun de ses commentaires. « Vous en voulez encore », demandait-elle au public. « Ouiiiiiiiiii ! »
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